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04. Sep 2010

     
 
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CISMeF (Catalog and Index of French-language health resources), Rouen, France

RÈsumÈ

En 2001, l'Internet est devenu une source majeure d'informations de santÈ. Ce projet a pour objectif le catalogage et l'indexation des sites mÈdicaux francophones (acronyme : CISMeF) accessibles sur l'Internet. CISMeF est un projet initiÈ par le Centre Hospitalier Universitaire de Rouen - HÙpitaux de Rouen. Il a dÈbutÈ dËs l'existence du site Web du CHU en fÈvrier 1995. Son adresse URL est http://www.chu-rouen.fr/cismef/ ou http://www.cismef.org. Ce catalogue indexe les principaux sites et documents francophones. Il a dÈpassÈ les 10.000 ressources indexÈes en juillet 2001 avec une moyenne de 40 nouvelles ressources par semaine en 2001. Cette liste de sites contient un classement thÈmatique, en particulier des spÈcialitÈs mÈdicales, et un classement alphabÈtique. CISMeF utilise deux outils standards pour organiser l'information : le thesaurus MeSH (Medical Subject Headings) utilisÈ notamment pour la base de donnÈes bibliographique Medline et le format de mÈtadonnÈes du Dublin Core. Chaque site indexÈ comprend une notice descriptive. CISMeF adhËre aux principes de qualitÈ de l'information de santÈ sur l'Internet (Net Scoring), dÈveloppÈ en collaboration avec Centrale SantÈ. CISMeF est un outil utile pour la communautÈ francophone, professionnel de santÈ ou cyber-citoyen : chaque jour ouvrÈ, 6.000 ordinateurs se connectent sur ce site reprÈsentant environ 9.000 personnes.



Dans le cadre de la procÈdure "Autoroutes de l'Information", CISMeF a obtenu en mars 1998 le label "ExpÈrimentation d'IntÈr�t Public" par le ComitÈ InterministÈriel des Autoroutes et Services de l'Information.



Depuis novembre 1998, CISMeF fait partie des actions prioritaires financÈes par l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) dans le cadre du programme de l'UniversitÈ Virtuelle Francophone (UVF). 



Dans le cadre du programme Educnet, Doc'CISMeF a obtenu en juin 2000 un financement par le MinistËre de la recherche. Voir la liste des partenaires.



Pour plus de dÈtails, voir les partenaires et les financements de CISMeF.



Nous avons Ègalement Ècrit un guide d'utilisation pour les utilisateurs nÈophytes de CISMeF. 



Mots-clÈs (MeSH):



Analyse et indexation [abstracting and indexing] ; catalogage [cataloging] ; France; Internet; MEDLINE ; National Library of Medicine (U.S.) ; descripteur [subject headings] ; subvention gouvernementale non USA [support, non-U.S. gov't]; vocabulaire contrÙlÈ [vocabulary, controlled] ;



1. Introduction



En 2001, l'Internet est devenu une source majeure d'informations scientifiques et mÈdicales [Schatz97]. Pour le professionnel de santÈ, trouver l'information adÈquate sur l'Internet n'est pas une t‚che aisÈe [Thirion98]; d'o˘ la multiplication des annuaires et des outils de recherche [Flannery95]. Mais par expÈrience, les sites-catalogues gÈnÈralistes, comme Nomade [http://www.nomade.fr/], Carrefour [http://www.carrefour.net/] ou Yahoo France [http://www.yahoo.fr/], et les moteurs de recherche comme Altavista [http://www.altavista.digital.com/] ou Excite [http://fr.excite.com/] ne nous ont jamais permis d’obtenir de maniËre claire et organisÈe une prÈsentation de l’information disponible en mÈdecine, limitant ainsi son utilisation potentielle. En neurologie par exemple, un panorama des ressources disponibles n’existe pas. Ces sites-catalogues gÈnÈralistes et ces moteurs de recherche contiennent pourtant un nombre impressionnant de sites mÈdicaux mais l’organisation et la hiÈrarchie de leurs donnÈes ne sont pas adaptÈes ‡ la mÈdecine. Nous avons besoin d’une classification spÈcialisÈe et hiÈrarchisÈe dont la consultation de l’arborescence permet d’" en savoir plus " en s’Èlevant ou en descendant dans la hiÈrarchie.



Pour assister le professionnel de santÈ dans sa quÃ?te d’informations Èlectroniques, certains sites tentent de recenser manuellement ou automatiquement les diffÈrents sites existants. En effet, l’Internet a engendrÈ un changement de paradigme : il a permis de passer de la problÈmatique de l’accËs ‡ l’information ‡ celle du tri dans l’avalanche d’informations.



Il nous paraÓt  illusoire, sans l’aide d’une classification humaine rigoureuse, d’organiser de faÃ?on cohÈrente des ressources aussi diverses que des associations de patients, journaux Èlectroniques, listes de diffusion, recommandations de bonne pratique clinique, unitÈs INSERM, etc... Une sÈlection humaine rigoureuse, effectuÈe par des professionnels de l’information appuyÈs par des rÈseaux d’experts, nous paraÓt Ã?tre actuellement l’approche la plus raisonnable et la plus efficace pour avoir accËs ‡ une partie de la richesse inouÔe de ce rÈseau. Il devient donc urgent, devant l’ampleur de la t‚che, de mettre en place des projets coopÈratifs et de construire des sites fÈdÈrateurs d’initiatives visant ‡ sÈlectionner, dÈcrire et indexer les ressources prÈsentes sur l’Internet. Le catalogage partagÈ est plus que jamais d’actualitÈ.



Le but de CISMeF est d’assister les professionnels de santÈ dans leurs quÃ?tes d’informations et de connaissances Èlectroniques disponibles sur l’Internet. CISMeF est un projet initiÈ par le Centre Hospitalo-Universitaire (CHU) de Rouen. Son URL (Universal Resource Locator) est http://www.chu-rouen.fr/cismef/. CISMeF a dÈbutÈ en fÈvrier 1995, dËs la crÈation du site Web du CHU de Rouen qui fut le premier crÈÈ d'un hÙpital franÃ?ais (SJ. Darmoni et B. Thirion en sont les deux maitres-toile).



Le cadre de CISMeF est centrÈ sur la santÈ et les sciences mÈdicales, dÈpassant la mÈdecine proprement dite. Les autres professions de santÈ (diÈtÈticiens, infirmiers, kinÈsithÈrapeutes, sages-femme,  vÈtÈrinaires,  ...)  ainsi que les patients, leur famille et le grand-public trouveront aussi des ressources de qualitÈ qui leur sont destinÈs.



En conclusion, la crÈation du " site-catalogue " manuel CISMeF est justifiÈe par : (a) l'avalanche d'informations potentiellement accessibles, (b) la difficultÈ de sÈparer clairement les informations pour les professionnels de celles pour les patients, (c) le manque de spÈcificitÈ des moteurs de recherche [Darmoni 96] tels qu’Alta Vista quand on les compare aux meilleurs sites-catalogues qui utilisent le thesaurus de Medline pour indexer les sites, et enfin et surtout, (d) la nÈcessitÈ absolue en mÈdecine de connaÓtre la source et la qualitÈ de l'information. Il est difficile, surtout pour les plus jeunes et les dÈbutants, d'Èvaluer la qualitÈ des sites.



2. MatÈriel et mÈthodes



2.1. MatÈriel et logiciel   



CISMeF a ÈtÈ implantÈ depuis son origine en fÈvrier 1995 sur une machine SUN avec Unix comme systËme d'exploitation. Nous avons changÈ de machine et de systËme d'exploitation en octobre 1999. Le serveur http utilisÈ est aujourd'hui un serveur Apache. Nous avons successivement utilisÈ les logiciels de statistiques suivants (Webtrends Log Analyzer, version 5) pour Èvaluer l'utilisation de ce site aprËs exclusion des requ�tes effectuÈes par les machines du CHU.



2.2. Standards



CISMeF est entiËrement rÈalisÈ en HTML statique. Nous avons originellement utilisÈ le standard HTML 2.0 pour que ce site soit lisible par la grande majoritÈ des navigateurs. Nous utilisons maintenant le standard plus rÈcent HTML 3.2. Depuis juin 2001, le standard XML est Ègalement utilisÈ, pour permettre une interopÈrabilitÈ avec d'autres catalogues ou serveurs de ressources (voir un exemple de notice au format HTML et XML). Ce catalogue utilise deux outils standards pour organiser l'information : le thesaurus MeSH (Medical Subject headings) utilisÈ notamment pour la base de donnÈes bibliographique Medline [NLM98a] et le format de mÈta-donnÈes du Dublin Core Dublin Core [Panchyshyn] [document mis en ligne et traduit par A. M. Vercoustre, site Èditeur Kiosque de Rocquencourt - INRIA [Weibel98].



3. RÈalisation du catalogue



3.1 Le caractËre francophone



En novembre 1994, lors de la connexion initiale du CHU de Rouen ‡ l'Internet, nous avons rapidement constatÈ l'absence de "sites-catalogues" des ressources francophones dans la santÈ. Il existait en revanche d'excellents "sites-catalogue" anglophones.



CISMeF recense exclusivement les ressources en fran�ais de toute provenance. Nous ne cataloguons pas les sites fran�ais de langue anglaise. Le nombre de sites et documents cataloguÈs dans CISMeF a dÈpassÈ les 10.000 en juillet 2001, avec 40 nouvelles ressources en moyenne par semaine en 2001 ; nous estimons que ce nombre reprÈsente environ 10 % de la production mondiale, celle-ci est en grande majoritÈ en anglais.



CISMeF affirme Ègalement la prÈsence du franÃ?ais et de la France sur l'Internet. La mÈthodologie CISMeF comprend 3 Ètapes : recensement des ressources, filtrage et sÈlection, description et indexation. Une aide bibliothÈcaire est en charge du recensement des nouveaux sites, deux  documentalistes sont chargÈes de leur description et indexation. Le responsable de la bibliothËque mÈdicale est "super-indexeur", en charge de la vÈrification de l'indexation. Des rÈunions frÈquentes avec les deux mÈdecins informaticiens permettent l'Ètude des cas difficiles.



3.2. Le recensement des sites et des documents



Le recensement des sites et des documents est effectuÈ gr‚ce ‡ une veille quotidienne sur les annuaires multidisciplinaires francophones permettant une consultation de leurs nouveautÈs : Nomade, Toile du QuÈbec, Yahoo, .... Un total de 672 administrateurs de sites (maÓtre-toile), soit 9 % des sites indexÈs, nous ont signalÈ leur existence. Une veille complÈmentaire est effectuÈe sur des sites producteurs de documents : ministËres, agences gouvernementales, sociÈtÈs savantes. Enfin une visite rÈguliËre de sites majeurs en mÈdecine et une lecture de la presse mÈdicale et des quotidiens nationaux nous permettent de complÈter notre recensement. Sont indexÈes en prioritÈ les sites des institutions et des sociÈtÈs savantes ainsi que la documentation en Èmanant : recommandations pour bonne pratique clinique, confÈrences de consensus, matÈriels d'enseignement, et rapports. Les ressources concernant l'enseignement ainsi que les informations ‡ destination des patients font Ègalement partie de nos axes prioritaires.  



La politique Èditoriale de CISMeF a progressivement ÈvoluÈ concernant les sites commerciaux : depuis le dÈbut de l'annÈe 2000, nous ne les recensons plus. De plus, aucun site commercial prÈalablement inclus dans CISMeF ne le sera dans Doc'CISMeF, outil de recherche de CISMeF. Ainsi, pour connaÓtre les sites commerciaux dans la santÈ, nous conseillons d'utiliser d'autres outils de recherche.



        3.3. Filtrage et sÈlection : comment l'information est validÈe



Dans l'objectif de n'inclure que des ressources de qualitÈ, CISMeF utilise le rÈfÈrentiel des critËres de qualitÈ de l'information de santÈ sur l'Internet (Net Scoring), dÈveloppÈ en collaboration avec Centrale SantÈ,  groupe de travail franÃ?ais fÈdÈrÈ par l'Ecole Centrale de Paris. Ce groupement professionnel est destinÈ ‡ rÈunir les ingÈnieurs intÈressÈs par l'ingÈnierie des technologies en santÈ et des professionnels de santÈ afin d'offrir une plate-forme neutre de rÈflexion. Le groupe de rÈflexion sur le Net Scoring a rÈuni mÈdecins, bibliothÈcaires mÈdicaux, ingÈnieurs et juristes. Il a collaborÈ avec APUI-SantÈ (laboratoire des technologies de l'information unifiant des rÈseaux de savoir et de compÈtences par diffÈrents rÈseaux numÈriques). 



Le Net Scoring comprend 49 critËres regroupÈs en huit classes principales : crÈdiblitÈ, contenu, hyper-liens, design, interactivitÈ, aspects quantitatifs, dÈontologie, et accessibilitÈ. Certains de ces critËres sont inspirÈs d'un livre blanc amÈricain [Ambre97]. Ces critËres permettront d’appliquer aux diffÈrents sites un ou plusieurs scores tenant compte entre autres des ÈlÈments suivants :

  • nom et logo de l’institution prÈsents sur tous les documents d'un site ;
  • nom et titres de l'auteur mentionnÈs pour chaque document ;
  • date de crÈation et date de derniËre mise ‡ jour de chaque document ;
  • pertinence et utilitÈ d'un site ;
  • prÈsence d’un comitÈ Èditorial ;
  • citation des sources originales ;
  • interactivitÈ avec les utilisateurs. Nous pouvons illustrer cette interactivitÈ :
    • une vingtaine de courriers Èlectroniques hebdomadaires nous sont envoyÈs pour une aide ‡ la navigation et ‡ la recherche d'informations.
    • Approximativement 9 % des sites indexÈs l'ont ÈtÈ aprËs envoi d'un courriel ou d'un formulaire.

Il nous a semblÈ impÈratif que le projet CISMeF respecte Ègalement ces critËres de qualitÈ de l'information de santÈ. Nous attachons une attention toute particuliËre au fait que les auteurs doivent �tre clairement identifiÈs et les cibles indiquÈes avec prÈcision. Cela nÈcessite parfois quelques courriels avec les responsables des sites.



La description d’un site doit Ègalement permettre d’Èvaluer la qualitÈ de l’information fournie. Certains sont refusÈs, notamment parce qu'ils ne respectent pas certains critËres dÈontologiques. Nous ne recensons pas les sites personnels, sauf s'ils contiennent un contenu informationnel de grande qualitÈ. L’information sur un site n’est valable bien sËšr qu’‡ l’instant " t "   et la qualitÈ du site devra Ã?tre rÈvisÈe pÈriodiquement.
Nous nous appuyons Ègalement, pour valider certaines ressources, sur un rÈseau d'experts locaux ou externes ‡ notre institution, constituÈ au fil du temps et composÈ de professionnels de santÈ ‡ m�me de juger de l'utilitÈ et de la qualitÈ des sites ‡ indexer.



En ce qui concerne le site Web du CHU de Rouen, qui englobe le projet CISMeF, un comitÈ de rÈdaction a ÈtÈ mis en place en dÈcembre 1996, suite ‡ la volontÈ des instances de l'Ètablissement de disposer d'une structure de contrÙle du dÈveloppement d'Internet dans le sens d'une Èvaluation de la qualitÈ et de la cohÈrence. Ce comitÈ contrÙle le fond et la forme (respect de la charte graphique), avec une Èvaluation externe si nÈcessaire ; la validitÈ de l'information sur l'Internet doit Ã?tre systÈmatiquement remise en cause, car, par opposition avec notre existant papier fondÈ sur les comitÈs de pairs, l'information disponible sur ce rÈseau n'a pas ÈtÈ ÈvaluÈe par ceux-ci dans l'extrÃ?me majoritÈ des cas. 



3.4. Description et indexation



Le catalogage d’un site se justifie ‡ double titre : connaÓtre ‡ l’avance le type d’information prÈsente (gain de temps) et Èvaluer son contenu.



Les sites et documents faisant l'objet d'une indexation sont dÈcrits ‡ l'aide des dix ÈlÈments suivants : auteur, date, description, Èditeur, format, identifiant de la ressource, langue, mots clÈs, titre, type de ressource. Ces champs font partie des quinze ÈlÈments du Dublin Core. Nous ajoutons ‡ ces ÈlÈments les champs suivants propres ‡ CISMeF : date de derniËre consultation du site, date de derniËre rÈvision (notamment pour les documents de qualitÈ, y compris pÈdagogiques), modalitÈs d'accËs (libre, rÈservÈ, payant), pays (codage sur deux lettres), site parrainÈ ou non, ville. 
Actuellement, nous indiquons dans les mÈtadonnÈes de nos documents HTML les ÈlÈments suivants du Dublin Core :



<meta name="DC.Creator" content="Èquipe CISMeF ; cismef@chu-rouen.fr">
<meta name="DC.Format" content="(SCHEME=IMT)text/html">
<meta name="DC.Language" content="(SCHEME=RFC1766)fr">
<meta name="DC.Publisher" content="Rouen University Hospital ; Centre hospitalier universitaire de Rouen ">
<meta name="DC.Rights" content="Copyright CHU de Rouen. Toute utilisation partielle ou totale de ce document doit mentionner la source">
<meta name="DC.Subject.Keywords" content="(SCHEME=MeSH)sÈrologie HIV; AIDS serodiagnosis">



Plusieurs sites dans la santÈ ont adoptÈ le Dublin Core : citons Australian Department of Health and Aged Care [http://www.health.gov.au/], Better Health Channel [http://www.betterhealth.vic.gov.au/], National Health and Medical Research Council [http://www.nhmrc.health.gov.au/], et l’OMS (Organisation Mondiale de la SantÈ) [http://www.oms.ch/]. 
Pour en savoir plus, voir l'utilisation des mÈtadonnÈes Dublin Core dans le domaine de la santÈ et un article en anglais dÈtaillant l'utilisation du Dublin Core dans CISMeF.



Nous avons choisi le thÈsaurus MeSH, utilisÈ notamment pour Medline qui est la base de donnÈes bibliographiques la plus utilisÈe au monde. Elle est produite par la bibliothËque nationale amÈricaine de mÈdecine (National Library of Medicine-US). Son thÈsaurus a l'avantage d'Ã?tre prÈcis, rigoureux et mis ‡ jour annuellement. Il contient 19.771 termes dans la version 2000  : les MeSH (Medical Subject Headings) . Ces termes sont organisÈs hiÈrarchiquement sur 9 niveaux. Nous utilisons Ègalement la traduction en franÃ?ais de ces mots clÈs, rÈalisÈe par le rÈseau DicDoc de l’Institut National de la SantÈ et de la Recherche MÈdicale (INSERM). Dans certains cas qui restent rares, les ressources ne peuvent Ã?tre parfaitement indexÈes avec le MeSH ; nous utilisons alors un "mapping" manuel pour rechercher le terme MeSH le plus propre, par exemple les ressources traitant de dysmÈlie ont ÈtÈ indexÈes avec le terme MeSH ectromÈlie.



Avant 2001, n'Ètaient indexÈs que les sites et documents traitant un thËme de maniËre importante. Ainsi, la pondÈration existante dans Medline (MeSH Major Topic qui est la possibilitÈ de rÈduire une recherche aux rÈfÈrences les plus pertinentes) n'Ètait pas utilisÈe, chaque mot clÈ Ètant de facto considÈrÈ comme majeur dans CISMeF. Depuis 2001, toutes les ressources sont indexÈes avec des mots clÈ en majeur ou mineur (avec reprise progressive de l'existant).



De mÃ?me les qualificatifs, qui permettent de prÈciser le sens d'un mot clÈ, et d'en souligner un aspect particulier, ne sont pas utilisÈs de faÃ?on aussi systÈmatique dans CISMeF que dans Medline. La localisation gÈographique est mentionnÈe, lorsqu’elle peut complÈter une information, pour une association ou un hÙpital par exemple.



BibliothËque mÈdicale et scientifique de l'IGR [site Èditeur IGR Institut Gustave Roussy. Centre europÈen de lutte contre le cancer ; renseignements pratiques, prÈsentation des collections et des services]. Villejuif-Fr
mots clÈs : oncologie mÈdicale
type : bibliothËque



Chaque site indexÈ comprend une notice descriptive. La description d’un site doit aussi permettre d’Èvaluer la qualitÈ de l’information fournie. Ce point est fondamental en particulier dans le domaine de la santÈ.
Le "type de ressource" [Darmoni99] est une gÈnÈralisation des types de publication de Medline. Nous y avons ajoutÈ des types caractÈristiques des ressources prÈsentes sur l'Internet : association, information pour le patient, rÈseau coordonnÈ, etc... Ce champ "type de ressources" fait l'objet d'un dÈveloppement particulier ‡ CISMeF, rejoignant en ceci le camp des structuralistes du projet Dublin Core, par opposition aux "minimalistes" qui prÈconisent un type de ressources par trop rÈducteur ‡ nos yeux. Nous estimons nÈcessaire, en effet, de pouvoir distinguer cours, QCM (Questions ‡ Choix Multiples), APP (Apprentissage Par ProblËmes), d'une ressource textuelle quelconque.
Le type de ressource ne doit pas Ã?tre confondu avec le mot clÈ. Par exemple, une confÈrence de consensus sur l'hÈpatite C sera indexÈe au mot clÈ hÈpatite c avec comme type de ressource table ronde consensus. Par contre un article traitant de la mÈthodologie des confÈrences de consensus sera indexÈ au mot clÈ table ronde consensus avec article de pÈriodique comme type de ressource. Certains termes sont tantÙt un mot-clÈ dÈcrivant le sujet (exemple dÈpartement anesthÈsie hÙpital), tantÙt un type de ressources, utilisÈ comme rÈpertoire (exemple rÈpertoire des dÈpartements hospitaliers d'anesthÈsie). 



3.5. Structure du catalogue, classification



CISMeF contient un classement thÈmatique, incluant les principales spÈcialitÈs biologiques et mÈdicales reconnues en France et un classement alphabÈtique, tous deux inspirÈs du thÈsaurus de Medline.

MÈta-terme
Les mÈta-termes correspondent ‡ des spÈcialitÈs biologiques ou mÈdicales concernÈes par un ou plusieurs mots clÈs (ou arborescences de mots clÈs), qualificatifs, ou types de ressources [Thirion 99]. Par exemple pour le terme cancÈrologie, on trouve d'abord les sites gÈnÈraux consacrÈs ‡ la spÈcialitÈ puis les arborescences, mots clÈs et qualificatifs du thesaurus MeSH concernant cette spÈcialitÈ : antinÈoplasiques (arb), marqueur biologique tumeur (arb), oncologie mÈdicale (arb), secondaire (qualificatif), service oncologie hÙpital (MeSH), service oncologie hÙpital (type de ressource), tumeurs (arb). D'autres termes bÈnÈficient Ègalement de cette structure, lorsque leur thÈmatique le justifie, exemple enseignement et Èducation.

A l'intÈrieur de ces arborescences, chaque mot clÈ correspond ‡ une page, par exemple, infection hospitaliËre. Chaque page est organisÈe ‡ l'aide des qualificatifs hiÈrarchisÈs puis, au sein de ceux-ci, ‡ l'aide des types de ressources.



CISMeF est donc structurÈ en 4 niveaux hiÈrarchiques :



mÈta-terme



mot-clÈ



qualificatif



type de ressources




Le classement alphabÈtique utilise les termes MeSH en franÃ?ais de la traduction effectuÈe par l’INSERM, et indique Ègalement les termes amÈricains (indiquÈs entre crochets), ce qui permet une recherche bilingue. A ce jour, nous avons indexÈ des ressources correspondant ‡ 2538 mot-clÈs, soit environ 13% du thesaurus MeSH.
L'utilisation du MeSH en franÃ?ais de l'INSERM nous permet de maintenir une cohÈrence quant au choix des termes retenus. La consultation de l’arborescence du thesaurus amÈricain en ligne [http://www.nlm.nih.gov/mesh/MBrowser.html] nous permet de dÈterminer si le mot clÈ appartient ‡ une ou plusieurs catÈgories. Ainsi le mot clÈ "alcoolisme" doit-il Ã?tre rÈpertoriÈ ‡ la fois dans les arborescences "troubles liÈs environnement" et "troubles mentaux". Dans CISMeF, nous dÈveloppons les arborescences dans l'ordre alphabÈtique franÃ?ais, avec les accents. Il est, en effet, indispensable de pouvoir naviguer dans les arborescences afin d'Èlargir ou au contraire affiner une recherche par mots clÈs. 



Cette organisation des donnÈes est assez dÈlicate ‡ manipuler, mais offre l’avantage d’allier logique et cohÈrence. Elle permet en effet d'Ètablir trois classements proches de ceux du MeSH : arborescence (tree) [ par exemple, maladies virales ], alphabÈtique et permutÈ. Ce dernier est consultable par le moteur. Il est aussi possible d'accÈder directement aux types de ressources, lorsque celles-ci font l'objet d'un rÈpertoire particulier, exemple facultÈ de mÈdecine.



4. RÈsultats



CISMeF est efficace pour retrouver des ressources francophones de qualitÈ dans la santÈ. Sur un Èchantillon reprÈsentatif de 600 ressources (sites et documents), 70%  proviennent de France, 16 % du Canada, et en particulier du QuÈbec, 4% de Suisse et de Belgique, et 3% d'Afrique.



Ce site Web est principalement et initialement dÈvolu au professionnel de santÈ, bien que le grand-public puisse y accÈder. Beaucoup de ressources intÈressent les deux publics. Toutes les pages HTML de CISMeF sont en libre accËs et gratuites. Ainsi, nos "utilisateurs" sont non seulement des professionnels de santÈ, mais aussi des patients, leurs familles et le grand public [Thirion99]. Nous jugeons qu'une formation ‡ CISMeF devient indispensable pour utiliser toutes ses fonctionnalitÈs, notamment son modËle de structuration de l'information ‡ 4 niveaux. Deux sessions de formation ont ÈtÈ effectuÈes en fÈvrier 1999 pour une association de patients (URAPEI).



CISMeF a trois axes principaux : (a) la mÈdecine factuelle, (b) l'enseignement, et (c) l'information aux patients. Nous recensons Ègalement :

  1. hÙpitaux, centre de soins et cliniques,
  2. institutions,
  3. affaires sociales,
  4. bibliothËques mÈdicales,
  5. journaux Èlectroniques, 
  6. bases de donnÈes et bibliographies,
  7. Èditeurs mÈdicaux,
  8. associations (de professionnels et de patients).

Depuis fÈvrier 1995, plusieurs nouvelles fonctionnalitÈs ont ÈtÈ ajoutÈes pour faciliter la recherche d'informations :  un moteur de recherche interne (recherche en texte intÈgral ‡ l'aide des opÈrateurs boolÈens) et une rubrique "Quoi de neuf" pour visualiser rapidement les nouveautÈs sur le site, en particulier les nouveaux sites rÈfÈrencÈs. Deux guides d'utilisation de CISMeF sont disponibles : un pour une recherche simple et un pour une recherche avancÈe. CISMeF est accessible par le dÈnominateur le plus commun de la technologie Internet.



4.1. Statistiques d'utilisation de CISMeF



Un des rÙles fondamentaux du maÓtre-toile est de mesurer avec prÈcision le site dont il est responsable, en choisissant des critËres reproductibles. Nous en avons identifiÈ deux principaux dans le Net Scoring : par unitÈ de temps, il faut mesurer le nombre de pages HTML lues et le nombre de machines, en excluant les machines du site. Mais d’autres critËres doivent Ã?tre ÈtudiÈs, selon la structuration du site. Par exemple, pour les sites dynamiques, le critËre "Nombre de pages HTML lues" doit Ã?tre remplacÈ par le critËre "Nombre de requÃ?tes".



Le nombre de machines qui visitent le site par unitÈ de temps est un critËre utilisÈ pour tenter de mesurer le nombre de personnes qui consultent le site. …tant donnÈ qu'il est difficile (y compris sur le plan Èthique) de rÈcupÈrer le courriel de la personne visitant le site, on utilise plus communÈment l'adresse IP des machines. Ce critËre a le mÈrite d'Ã?tre plus anonyme que le prÈcÈdent. Si deux personnes utilisent la mÃ?me machine, ce critËre ne mesure qu’une seule machine. Du fait de la prolifÈration des machines "proxy", il existe une sous-estimation du nombre de personnes utilisant le site, autrement dit une sous-estimation du trafic engendrÈ par la consultation du site, mais elle est la mÃ?me pour tous les sites. Ainsi, pour tous les centres hospitaliers qui possËdent un proxy, la consÈquence en termes statistiques est qu’une seule machine est identifiÈe au lieu de N.



Le second critËre retenu est le nombre de documents visualisÈs dans la mÃ?me unitÈ de temps. Ce chiffre permet Ègalement de quantifier le trafic engendrÈ par la consultation du site. Par "document", on entend "document HTML" ou "document PDF" (Portable Document Format), en Èliminant notamment les fichiers image (au format GIF, JPEG, BMP ou d'autres) qui font gÈnÈralement augmenter de maniËre exagÈrÈe ce nombre de documents. Les Anglo-saxons utilisent le terme non spÈcifique de "hits" qui incluent tous les fichiers, c’est-‡-dire les documents qu’ils soient au format HTML ou PDF ainsi que tous les fichiers image, quel que soit leur format. NÈanmoins, en cas de banques d'images, il est important que le maÓtre-toile ait une vision exacte des statistiques sur les fichiers images, car ces images portent en tant que tel une valeur informationnelle.



Pour le site Web du CHU de Rouen, en mars 2000, environ 5.500 machines diffÈrentes (aprËs exclusion de celles du CHU) ont visitÈ notre site chaque jour ouvrÈ (environ 3.000 machines le samedi et le dimanche), chargeant en moyenne 30.000 pages HTML et effectuant environ 1.000 requÃ?tes sur notre moteur de recherche interne. Durant le mois de novembre 1999, 18, 44% (11.926/64.673) de nos visiteurs ont utilisÈ notre moteur de recherche. Pour tenter d’estimer le nombre de personnes ‡ partir du nombre de machines, nous avons pris comme option (paramÈtrage du logiciel de statistiques) qu’une machine restant connectÈ plus d’1/2 heure sur notre site gÈnËre une " session " supplÈmentaire. C’est le nombre de " sessions " qui nous permet d’estimer le nombre de personnes visitant notre site. En mars 2000, le nombre de " sessions " reprÈsentant par extrapolation le nombre de personnes se connectant sur notre site, est d’environ 7.000 par jour ouvrÈ. Nous utilisons avec parcimonie le concept de " hits ", qui recouvrent indiffÈremment tous les fichiers chargÈs au cours d’une visite de site. Durant le mois de mars 2000, nous recensons 93.101 visiteurs uniques, 190.455 sessions, 667.644 documents HTML et 1.444.325 hits.  Pour en savoir plus, voir ici.



ConformÈment au Net Scoring, nous utilisons le Web Impact Factor (WIF) qui est le nombre de sites ayant au moins un hyper-lien vers le site du maÓtre-toile [Ingwersen98], pour quantifier indirectement l’impact d’un site. Le WIF du site du CHU de Rouen est de plus de 800 sites, (aprËs exclusion des sites personnels), dont certains sites-catalogue prestigieux [voir http://www.chu-rouen.fr/dsii/html/pointeur.html]. Une autre faÃ?on de quantifier l’impact d’un site est d’utiliser un moteur de recherche pour connaÓtre le WIF, non plus en terme de sites, mais en terme de page. Nous utilisons sur Alta-Vista la requÃ?te gÈnÈrique suivante qui Èlimine les hyper-liens internes : +link:nom-de-domaine.code-pays –url:nom-de-domaine.code-pays, soit pour le CHU de Rouen, +link:chu-rouen.fr –url:chu-rouen.fr. Nous dÈfinissons ainsi le WIF absolu. Celui du CHU de Rouen est de 7.987. Le WIF relatif est un ratio entre le WIF absolu et le nombre de pages du site ÈtudiÈ prÈsent dans le moteur de recherche. Sa formules est (+link:nom-de-domaine.code-pays –url:nom-de-domaine.code-pays)/+url:nom-de-domaine.code-pays. Le WIF relatif du CHU de Rouen est : 7.987/5.551 soit 1,44.



Alta-Vista indique plus de 2.800 pages qui pointent sur notre site.



Le maÓtre-toile doit effectuer rÈguliËrement une revue de presse, toujours pour mesurer l’impact de son site. Plus de 140 citations sont parues dans la presse au sujet du site rouennais. De plus, nous avons relevÈ quatre Ètudes successives du CESIM (Centre d’Etudes sur le Support de l’Information MÈdicale) en mars 1998, octobre 1998,  mars 1999 et janvier 2000 qui ont montrÈ que le site Web du CHU est le plus utilisÈ par les mÈdecins gÈnÈralistes franÃ?ais, reprÈsentant respectivement 10, 17,7 et 11,5% des sites utilisÈs pour les trois premiers, et en second pour dÈbut 2000 avec 2,9%. Le baromËtre Sethos-Pharmaceutiques, en octobre 2001, a permis de constater que le site du CHU de Rouen est le troisiËme site le plus consultÈ par les mÈdecins gÈnÈralistes avec 20 % d'audience (Ètude rÈalisÈe auprËs de 400 mÈdecins gÈnÈralistes internautes). En revanche, une Ètude parallËle du CESIM en mars 1999 auprËs des mÈdecins spÈcialistes franÃ?ais plaÃ?ait le CHU de Rouen en 11Ëme position avec 2,4% des suffrages. Il a Ègalement ÈtÈ considÈrÈ comme le meilleur site franÃ?ais par un sondage du Quotidien du MÈdecin en 1997. En octobre 2000, l'Ètude FORMELL sur "l'Apport de l'informatique dans la pratique mÈdicale" rÈalisÈe sur un Èchantillon de 2 462 mÈdecins ayant terminÈ l'enquÃ?te, signale 200 bases de donnÈes citÈes par les mÈdecins. Dans l'ordre : CHU Rouen, Medline, CHU Rennes, Vidal, ANAES, CNOM.
Dernier ÈlÈment pour mesurer quantitativement un site, nous avons inclus dans le nÙtre la liste des publications scientifiques produites par les Èquipes du site ‡ son propos [voir http://www.chu-rouen.fr/general/pubweb.html].



D'une maniËre plus gÈnÈrale, les statistiques d'utilisation permettent une gestion affinÈe d'un site, en connaissant notamment l'origine gÈographique des visiteurs, et les documents qu'ils visualisent le plus. Sur le site du CHU de Rouen, seulement 34,61% des machines sont en provenance de France (mais 43% des sessions, et 57% des hits), 23,48% des Etats-Unis (ou identifiÈes comme telles car se terminant par .com, .net, .org, .edu, et .gov), 8,03% du Canada, 3,33% de la Belgique, 2,50% de la Suisse et malheureusement seulement 0,29% en provenance de 14 pays du continent africain ; la localisation gÈographique des machines connectÈes ‡ notre site n'a pu Ã?tre dÈterminÈe dans 24,05% des cas (adresse IP sans nom de domaine). Parmi l'ensemble des machines connectÈes au site Web du CHU de Rouen, nous avons dÈtectÈ en novembre 1999 10,63 % d’abonnÈs de Wanadoo, 7,77 % d'AOL, et 3,36 % de Club-Internet ; enfin, 2,3 % des utilisateurs de notre site Web utilisent un modem-c‚ble.



Le maÓtre-toile doit Ètudier le rapport coËšt/efficacitÈ des documents prÈsents sur le site. Il doit notamment tenir compte des pages les plus vues, qui doivent Ã?tre encore plus irrÈprochables par rapport au Net Scoring. Nous listons dans le tableau 2 les principales pages visualisÈes de notre site. Le succËs de certaines pages peut rester sans explication : ainsi, nous n’en avons trouvÈ aucune concernant le nombre de visiteurs toujours croissant de la page BibliothËque du CHU. En revanche, il doit se poser la question de la nÈcessitÈ de maintenir sur le site des pages trËs chronophages en terme de gestion, comme par exemple la page WIF, surtout si on la compare ‡ la requÃ?te Alta-Vista qui ne nÈcessite pas de maintenance.



Enfin, le maÓtre-toile doit surveiller quelques ÈlÈments plus techniques concernant la place disque voire le trafic engendrÈ sur le rÈseau interne de sa structure. Ainsi, le site Web du CHU de Rouen contenait ainsi, en mai 1999, 4287 fichiers (2869 HTML, 1159 GIF et 258 JPG) et 62,3 Mo d'espace disque. Le trafic engendrÈ sur le rÈseau du CHU de Rouen par les diffÈrents protocoles de l’Internet, essentiellement smtp et http, ne reprÈsentent suivant les jours que 0,3 ‡ 1,5% de la charge rÈseau (en moyenne quotidienne), ce que nous avons considÈrÈ comme nÈgligeable.



Le maÓtre-toile doit Ègalement vÈrifier rÈguliËrement la validitÈ des hyper-liens de son site. Le site du CHU de Rouen contenant 13.605 hyper-liens (dont 3.687 hyper-liens internes), nous lan�ons tous les trois mois une vÈrification globale de tous nos hyper-liens avec le logiciel Linkbot Pro 5.



5. Discussion



L'Internet facilite la communication entre professionnels de santÈ et avec le grand public. Il amÈliore Ègalement l'accËs ‡ l'information et ‡ la connaissance pour ces deux publics. Nous distinguons plusieurs types de services pour retrouver l'information de santÈ sur l'Internet :

  • niveau 1 : moteur de recherche, gÈnÈraliste ou spÈcialiste comme MedHunt [http://www.hon.ch/MedHunt/
  • niveau 2 : catalogue de sites et index sans thÈsaurus structurÈ : par exemple Medical Matrix [http://www.medmatrix.org/] et MedWebPlus-Us [http://www.medwebplus.com/]
  • niveau 3 : catalogue de sites et index avec thÈsaurus structurÈ : celui de UMLS (Unified Medical Language System) metathesaurus [NLM98b] ou le thÈsaurus MeSH de Medline. Ce dernier est utilisÈ par MedWebPlus, US [http://www.medweb.emory.edu/MedWeb/], CliniWeb [http://www.ohsu.edu/cliniweb/], Oregon Health Sciences University-US, DDRT, Diseases, Disorders and Related Topics [http://www.mic.ki.se/Diseases/index.html], de la bibliothËque et du centre d'information mÈdicale de l'Institut Karolinska (Stockholm, SuËde) et OMNI (Organising Medical Networked Information - UK) [http://omni.ac.uk/] [Norman] et Health on the Net [http://www.hon.ch/] [Boyer97].
  • niveau 4 : catalogue de sites, index avec thÈsaurus structurÈ, mÈtadonnÈes et description des sites. A notre connaissance, CISMeF,  Healthinsite-Au [http://www.healthinsite.gov.au/]  et l'Infobanque des GPC de l'AMC Association MÈdicale Canadienne ont atteint ce niveau 4 :  On trouve dans OMNI aujourd’hui environ 4.500 ressources recensÈes, essentiellement britanniques. C’est peu, comparÈs aux plus de 8.000 sites de MedWebPlus, ou aux 40.000 de MedHunt, mais nous pensons que c’est le type de serveur dont les professionnels de santÈ et d’information de santÈ ont besoin pour utiliser au mieux les ressources de l’Internet [Darmoni 96].

OMNI et MedWebPlus utilisent le thÈsaurus UMLS. OMNI, HON et CliniWeb ont Ègalement dÈveloppÈ une base de donnÈes structurÈe de leurs ressources (HTML dynamique), ce qui permet de meilleures recherches, notamment pour l'utilisateur expÈrimentÈ. Cette fonction a ÈtÈ mise en ligne en juin 2000, avec la crÈation de Doc'CISMeF.



Il est difficile, spÈcialement pour les Ètudiants, les patients et le grand-public d'Èvaluer la qualitÈ de l'information des ressources de santÈ disponibles sur l'Internet, qui n'ont pas ÈtÈ dans la plupart des cas soumis ‡ un comitÈ de pairs. C'est pourquoi nous avons dÈvelopÈ une approche spÈcifique pour les patients, leur famille et le grand public : CISMeF-patients.



Le principal objectif de CISMeF est de promouvoir les bonnes pratiques mÈdicales et l'enseignement des professionnels de santÈ et l'Èducation sanitaire du grand public, en permettant l'accËs aux ressources de qualitÈ dans ces domaines. C'est pourquoi nous recensons en prioritÈ les ressources traitant de mÈdecine factuelle, d'enseignement pour les professionnels de santÈ et d'information pour les patients et le grand-public. Nous avons rÈcemment proposÈ que l'indication du niveau de preuve devienne le critËre de qualitÈ du contenu mÈdical sur l'Internet, en cas d'information 'sensible' [Darmoni01].



6. Justification



CISMeF permet dËs aujourd’hui de dÈmocratiser l'accËs des professionnels de santÈ mais aussi des patients aux inforoutes francophones de la santÈ. OrientÈ en prioritÈ pour les professionnels de santÈ, CISMeF est de plus en plus utilisÈ par les patients et leurs familles voire le grand-public. De nombreux sites sont dÈvolus aux deux publics (professionnels de santÈ d'une part, patient, familles et grand-public d'autre part). Nous avons organisÈ lors du premier trimestre 1999 nos premiËres sessions de formation ‡ CISMeF pour les associations de patients (URAPEI).



L'organisation de CISMeF autorise aussi la dÈcouverte " par hasard " de sites voisins. Ainsi, lors d’une recherche sur l’hÈmiplÈgie, peut-on dÈcouvrir l’existence de sites sur la paraplÈgie (relation de proximitÈ) et, plus gÈnÈralement, en remontant dans l’arborescence, sur la paralysie (relation de hiÈrarchie). De mÃ?me, le renvoi d’orientation " voir aussi " (par exemple " voir aussi les soins palliatifs " sur une page consacrÈe ‡ la douleur) nous semble trËs dÈlicat ‡ manier pour un algorithme, mÃ?me sophistiquÈ ! Ces renvois sont le fruit d’une rÈflexion et non d’un calcul statistique. C’est cette mÃ?me rÈflexion qui permet de leur donner un sens (une direction). Ainsi la rÈciprocitÈ n’est pas toujours de mise. S’il est justifiÈ de faire un renvoi de la douleur vers les soins palliatifs et la bioÈthique, le renvoi de la bioÈthique vers la douleur ne doit pas Ã?tre systÈmatique.



CISMeF Ètant aujourd’hui le " site-catalogue " de rÈfÈrence dans la santÈ francophone, il contribue au dÈveloppement de l’aire d'Èducation, de formation et de recherche, en recensant notamment les sites francophones traitant des ces trois domaines connexes. Par nature, CISMeF participe ‡ la circulation des contenus francophones, en Ètablissant une vigie des sites et documents francophones dans la santÈ. Ainsi, CISMeF contribue ‡ la valorisation et ‡ l’utilisation du patrimoine francophone dans la santÈ. CISMeF affirme Ègalement la prÈsence du franÃ?ais et de la France sur l'Internet. Ainsi, il permet des Èchanges d’informations entre les acteurs de la communautÈ francophone des six continents, gr‚ce ‡ la naissance du septiËme, le cyber-espace.



Les nouvelles technologies de l'information rendent possible l'accËs ‡ la connaissance et le partage des progrËs scientifiques ‡ un co˚t extr�mement faible, ce qui a comme consÈquence de dÈsenclaver les pays en dÈveloppement en les associant ‡ la communautÈ scientifique internationale francophone.



Ces facilitÈs leur donnent la possibilitÈ de confronter leurs connaissances et de valoriser leurs travaux en les rendant accessibles au plus grand nombre. CISMeF est de plus un outil important de diffusion de la formation continue des professionnels de santÈ. Au total, CISMeF participe ‡ l’optimisation des pratiques de soin.



Pour des raisons de protection juridique (un certain nombre de sites Web effectuant du "Web-pillage" de notre site), les 2 maÓtres-toile (administrateurs du site) du CHU de Rouen, et responsables du projet CISMeF, ont, avec l'accord du Directeur GÈnÈral du CHU, publiÈ les ouvrages "Annuaire de l'Internet mÈdical francophone" [Darmoni97] et "Internet MÈdical professionnel" [Cassagne2000]. Une des raisons du succËs de notre site pourrait rÈsulter de la synergie entre les deux maÓtres-toile qui sont tous les deux des professionnels de l'information (1 mÈdecin informaticien, 1 bibliothÈcaire) ayant nÈanmoins une vision diffÈrente sur celle-ci [Braude94, Braude95]. 



Dans le cadre de la procÈdure "Autoroutes de l'Information", CISMeF a obtenu en mars 1998 le label "ExpÈrimentation d'IntÈr�t Public" par le ComitÈ InterministÈriel des Autoroutes et Services de l'Information. Depuis novembre 1998, CISMeF fait partie des actions prioritaires financÈes par l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) dans le cadre du programme de l'UniversitÈ Virtuelle Francophone (UVF). Pour les ressources concernant l'enseignement, une collaboration a ÈtÈ instituÈe avec la commission pÈdagogique de la ConfÈrence Internationale des Doyens de facultÈs de MÈdecine d'Expression Fran�aise (CIDMEF) [Denef99]. Dans le cadre du programme Educnet , Doc'CISMeF a obtenu en juin 2000 un financement par le MinistËre de la recherche. Voir la liste des partenaires.



7. Perspectives



Nous nous proposons d'enrichir le projet CISMeF en dÈveloppant quatre nouveaux modules :

  1. l’extension de CISMeF vers les pays du Sud (Tunisie et Burkina-Faso pour l'Afrique et Vietnam pour l'Asie) dans le cadre du programme UniversitÈ Virtuelle Francophone, financÈ par l'Agence Universitaire de la Francophonie.
  2. la crÈation d'un outil de recherche interrogeant une base de donnÈes de sites de qualitÈ, selon la dÈfinition de la mÈdecine factuelle ("evidence-based medicine"). Cette base de donnÈes sera interrogeable par mots-clÈs issus pour la plupart du thÈsaurus de Medline. La crÈation de cette base permettra d’effectuer des recherches plus sophistiquÈes pour connaÓtre par exemple :
    1. les confÈrences de consensus en parasitologie,
    2. les recommandations pour bonne pratique clinique en pathologie tropicale
    3. les instructions aux auteurs des revues de langue franÃ?aise en neurologie.

    Cet outil de recherche a vu le jour en juin 2000 : Doc'CISMeF. Pour en savoir plus, un ‡ propos, une aide en ligne et une prÈsentation

  3. la maintenance d'un rÈfÈrentiel de critËres de qualitÈ de l'information de santÈ sur l'Internet : le Net Scoring, en collaboration avec Centrale SantÈ et APUI-SantÈ. Une Ètape supplÈmentaire serait la "certification" des sites mÈdicaux francophones. Cette grille pourrait constituer un ÈlÈment constitutif de cette certification, afin d'informer au mieux le "cyber-mÈdecin". Elle peut Ègalement aider les acteurs d'Afrique et d'Asie ‡ l'auto-Èvaluation et la rÈalisation par les pays du Sud de sites Web conformes aux critËres de qualitÈs internationaux.
  4. l'accËs ‡ CISMeF aux patients et ‡ leurs familles. Un guide d'utilisation a ÈtÈ Ècrit pour cette catÈgorie d'utilisateurs nÈophytes. Nous prÈvoyons d'aller plus loin en permettant l'accËs simplifiÈ ‡ une information de qualitÈ, que CISMeF se doit de fournir aux patients et leurs familles.

CISMeF est un des ÈlÈments majeurs du projet plus global Internet/Intranet au CHU de Rouen, qui s'Ètendra dans les prochaines annÈes, autour de 3 axes :



(a) la diffusion d'informations de santÈ dans le cadre du dÈveloppement de l'UniversitÈ MÈdicale Virtuelle (UMV) et de la BibliothËque Electronique de Rouen (FacultÈ-CHU) avec des prolongements rÈgionaux, nationaux, europÈens et francophones. Le CHU et la FacultÈ de mÈdecine de Rouen font partie du consortium de sept facultÈs de mÈdecine (Grenoble, Lille, Marseille, Nancy, Paris, Rennes, et Rouen) financÈs par le MinistËres de l’Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie pour crÈer une UniversitÈ MÈdicale Virtuelle FranÃ?aise (UMVF). [URL : http://www.umvf.pd.fr].
N ous disposons depuis 1997 de l'accËs en Intranet ‡ Medline et ‡ 45 revues biomÈdicales anglophones prestigieuses en texte intÈgral [Darmoni98], depuis dÈcembre 1999, ‡ des informations de mÈdecine factuelle (2 revues, ACP Journal Club et Evidence Based Medicine, et les travaux de la collaboration Cochrane) et depuis fÈvrier 2001 ‡ plus de 400 journaux Èlectroniques de l'Èditeur Springer via le consortium COUPERIN. Nous planifions d'Ètendre la bibliothËque virtuelle en donnant accËs ‡ des livres et encyclopÈdies Èlectroniques (par exemple, le Harrison sur l'Internet). Notre projet d'UniversitÈ Virtuelle de Rouen s’inscrit dans le projet national d’UMV dont l’objectif est de dÈvelopper des outils fondÈs sur les nouvelles technologies pour les Ètudiants et les enseignants : intÈgration de la gestion informatique de la connaissance dans le projet pÈdagogique.

  • crÈation d'un site Web FacultÈ-CHU dont les cibles seront les Ètudiants, les enseignants et les patients
  • dÈveloppement d'outils interactifs de communication entre Ètudiants et enseignants (forums)
  • crÈation d'une banque de donnÈes pÈdagogique (questions d'examens QCM - Questions ‡ Choix Multiples -, QROC - Questions ‡ RÈponses Ouvertes et Courtes , cas cliniques, cas ECOS - Examen Clinique Objectif et StandardisÈ -)
  • dÈveloppement de mÈthodes d'APP (Apprentissage Par ProblËmes) et d'ARC (Apprentissage du Raisonnement Clinique) assistÈes par ordinateur

(b) la communication (depuis 1998, tout mÈdecin titulaire qui le souhaite dispose d'une adresse Èlectronique), et
(c) le systËme d'information hospitalier et de santÈ, avec Èventuellement le RÈseau SantÈ Social comme outil fÈdÈrateur (en particulier les rÈseaux ville-hÙpital).



RÈfÈrences



 

(Last update: 2002-07-03)